Cela fait maintenant un bon moment que je n’avais rien publié sur ce blog…
J’imagine que je pourrais rejeter la faute sur mon faible temps libre. Un temps que je n’avais plus. Que ce soit pour lire et résumer des livres/articles intéressant, ou tout simplement pour partager ce que j’apprends grâce code que je produit en ce moment… Mais ne nous leurrons pas. Le temps, on le trouve toujours pour réaliser les choses les plus importantes à nos yeux. Donc c’était finalement plus par faute de motivation qu’autre chose.

La bonne nouvelle, c’est que ces derniers jours, j’ai vraiment eu envie de revenir à cette « expérience » du partage que j’avais mis en place dans ma routine, il y a encore quelques mois, avec la création de ce blog. Et comme il vaut toujours mieux se lancer directement lorsqu’on a la motivation, puisque cette dernière est éphémère, voilà donc la publication de ce nouvel article !

Rework by Jason Fried and David Heinemeier Hansson – GanttPRO


Qu’est-ce que c’est, c’est écrit par qui ?

Rework est un livre écrit par les fondateurs de Basecamp (anciennement 37Signals). C’est assez important et original de noter que ce livre, bien qu’écrit par Jason Fried : CEO de Basecamp, David Heinemeier Hansson : CTO de l’entreprise et Mike Chamberlain, ne se revendique non pas comme étant l’oeuvre de ces auteurs, mais de l’entreprise.

Pour remettre un peu de contexte, Basecamp, donc, est une entreprise fondée à la fin des années 90, qui fournit des outils web dont le plus connu est focalisé sur la gestion de projet (basecamp, du même nom que l’entreprise).

Le but de cette entreprise est de fournir des produits les plus simples (donc avec le moins de fonctionnalités) possibles, et efficaces à la fois.

Dernières petites anecdotes concernant Basecamp : l’entreprise est restée à taille modeste, et emploie actuellement une cinquantaine de personnes répartie sur plusieurs continents (le siège social étant à Chicago), et ce malgré une base d’utilisateurs conséquente s’élevant à plus de 3 millions.
Pour finir, il s’agit aussi de l’entreprise créatrice du Ruby on Rails (sous l’impulsion de David Heinemeier Hansson), un framework web très utilisé.

Rework, c’est donc un livre regroupant les conseils et les avis sur le fonctionnement d’une entreprise (surtout concernant une entreprise de développement de software), par ses fondateurs. Grosso-modo, le topo c’est que puisque cela a fonctionné pour eux depuis ces 20 dernières années, alors c’est que cela mérite d’être partagé, et réutilisé par d’autres.

Rework, un livre pour les dirigeants d’entreprises et les entrepreneurs… mais pas que…

Dans ce livre, comme écrit plus haut, ce sont essentiellement des avis et conseils que l’entreprise offre, basés sur son mode de fonctionnement.
Allant de l’organisation interne de l’entreprise jusqu’à la culture, le marketing, et le recrutement… Au final, la plupart des sujets dont un chef d’entreprise est amené à être confronté sont traités ici (de manière succincte, mais bien résumés et facilement compréhensibles).

C’est d’ailleurs ça que j’ai apprécié dans ce livre, qui reflète également une des philosophies de Basecamp. Un bon produit n’est pas un produit comportant un très grand nombre de fonctionnalités. C’est un produit auquel on a retiré tout ce qui n’est pas nécessaire à son fonctionnement, son but principal.
Pour faire simple, les quelques 280 pages de Rework couvrent une grande quantité de sujets. Mais plutôt que d’écrire des pavés de texte pour noyer le lecteur dans des contextes qui n’en finissent plus, tout est ici condensé à son strict minimum, ce qui rend la lecture très facile et agréable.

Voici donc les points importants que j’ai retenu, à titre personnel :

Les raisons pour abandonner un projet/ une tâche qu’on trouve vitale

Ce point est je pense le plus important (en tout cas pour moi), de tout ce qui est partagé dans ce livre. Pour les auteurs, afin de réellement savoir si ce qu’on fait est nécessaire à notre business (et plus largement, à tout travail qui nous occupe à un instant t), il faut commencer se poser quelques questions :

  • Pourquoi est-ce qu’on fait cela ?
  • Quel problème est-ce qu’on essaye de résoudre ?
  • Est-ce que c’est utile ?
  • Quelle valeur ajoutée apporte-t-on ?
  • Est-ce que cela va changer quelque chose ?
  • N’y a-t-il pas une solution plus simple ?
  • Qu’est-ce qu’on pourrait faire à la place ?
  • Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

C’est bête, mais on a effectivement tendance à oublier à quel point il est facile de se surcharger de travail inutilement, alors qu’au final plus de la moitié des « impératifs » fixés n’ont que peu d’intérêt.

Un bon produit est un produit auquel on ne peut plus rien enlever

Comme je l’écrivais au début de cet article, c’est une des notions essentielles partagées dans ce livre. Faire la course aux nouvelles fonctionnalités, à toujours plus de produits bonus à vendre en parallèle, toujours plus de contenus dérivés… ce n’est pas la bonne solution selon les auteurs.
Le but ultime est d’avoir un produit clair, facile à expliquer, et surtout, facile à utiliser car non surchargé de plusieurs fonctionnalités optionnelles, ou de bonus inutiles.

Adopter le télétravail, c’est pouvoir embaucher les personnes les plus compétentes où qu’elles soient

Une autre notion importante décrite dans ce livre, est le fait d’autoriser le télétravail. Aujourd’hui, comme les auteurs l’écrivent, il n’a jamais été aussi facile et surtout possible, pour une équipe, de travailler ensemble sur un même projet, tout en étant séparés de plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres de distance.

Le double bonus décrit dans Rework, c’est que cela permet également de simplifier le processus de recrutement. Il ne s’agit plus d’embaucher les meilleures personnes au niveau local (tâche compliquée), mais bien à l’échelle internationale. Ça change tout.

Dans le cas de Basecamp, il faut savoir qu’ils sont plus de 50 employés répartis sur 2 continents. Un des conseils, cela dit, partagé dans le livre, est de conserver un maximum de 8 heures de décalage horaire. Cette règle permet de pouvoir garantir des horaires de travail communs, et facilite la communication au sein d’une équipe. De plus, ils conseillent également de pouvoir se réunir physiquement au moins une fois par mois, de manière à connaître physiquement ses collègues (et non juste virtuellement) ce qui permettrait une communication encore meilleure au sein d’une équipe.

Une entreprise à taille humaine, la clé de la réussite

Une autre particularité de Basecamp, c’est que l’entreprise, bien qu’aillant développé des services utilisés par plus de 3 millions d’utilisateurs, n’est constituée que de 50 personnes. Selon les auteurs de Rework, il s’agit là de la clé pour une réussite sur le long terme : savoir dire non à l’expansion ultra-rapide.

Pour eux, cela passe principalement par le processus de recrutement. Ils n’embauchent en effet uniquement lorsqu’ils ne peuvent pas faire autrement. Dans Rework, ils mettent en garde les start-ups qui s’engagent sur le chemin d’une expansion très rapide, bien qu’il s’agisse d’une des pratique les plus courantes aujourd’hui (grossir vite, rentrer en bourse, s’étendre à l’international…). Selon l’expérience des auteurs, cela produirait au final plus de problèmes que d’avantages pour une jeune entreprise. Entre le recrutement de mauvaises personnes (peu compétentes, ou au contraire trop compétentes, qui risquent de se lasser très vite de leur poste si aucun challenge concret n’est proposé…), la multiplication de projets inutiles, le changement brutal de culture d’entreprise et de management, et les frais que tout cela engage bien entendu…

Obliger les employés à rentrer chez eux passé 5 heures

Il s’agit là encore d’un point primordial partagé dans ce livre, qui va à l’encontre du modèle de beaucoup d’entreprises actuelles. Chez Basecamp, passé 5 heures, plus personne ne travaille. Tout le monde rentre chez soi. Les auteurs insistent vraiment sur le fait de pouvoir garantir une vie « en dehors de l’entreprise » aux salariés. Pour eux, il s’agit également d’une vision à long terme. Bien entendu, on peut être très productif sur une très courte durée, en travaillant plus de 10 heures par jour. Cela dit, sur le long terme, cela veut dire : une équipe fatiguée et moins efficace, moins de créativité (que ce soit pour créer de nouveaux produits, ou régler des soucis existant), un manque de motivation, et peut-être même une lassitude et un épuisement conduisant à des départs, voire à des burn-out. Ce n’est pas envisageable pour une entreprise ayant une vision sur plus de cinq ans.

Engager des personnes ayant une aptitude à la communication écrite

Pour finir, voilà un point un peu plus particulier.
Les auteurs de Rework confirment qu’aujourd’hui, nous n’avons jamais autant communiqué à l’écrit qu’auparavant. Que ce soit par mail, sms, ou via des applications de chat instantané comme WhatsApp, Slack, Discord…

En recrutant des personnes ayant des capacités d’écrire convenablement, et surtout de manière facilement compréhensible, Basecamp est devenue une entreprise capable de positionner n’importe quel salarié sur ce qu’ils appellent la « front line », sur le service utilisateur, afin de répondre aux requêtes des clients. De plus, cette aptitude est également très utile dans le cadre du télétravail.

Voilà les points importants que j’ai jugé bon de partager dans cet article. Il y en aurait encore beaucoup à aborder, mais cela deviendrait vite de la redite du livre en lui-même.

Dans tous les cas, si cela a piqué votre curiosité, je vous conseille vivement la lecture de Rework. Avec son contenu très clair, simple, et condensé, c’est réellement un des livres les plus faciles à lire (tout en étant très instructif) que j’ai pu avoir entre mes mains jusqu’ici.

Victor Gallet

Victor Gallet

Étudiant programmeur jeu vidéo. J'aime par dessus tout apprendre, et je suis un éternel curieux de tout. Mon principal but dans la vie est d’être une meilleure personne, et de partager mes (faibles) connaissances avec les autres.

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