C’est plutôt étrange. A chaque fois que je termine la lecture d’un livre lié au développement personnel, ma liste des bouquins « à lire absolument » grossie drastiquement…

Chaque titre lu apporte son lot de références et de recommandations que j’ajoute à cette liste. Et j’ai cette sensation étrange que je ne pourrai jamais dégrossir ce tas d’ouvrages qui n’attendent qu’à être lu, faute de temps…

Cela dit, cette semaine, bien que j’ai ajouté encore au moins cinq ou six ouvrages à cette liste, j’en ai tout de même terminé un : Père riche, père pauvre.

 

Un cours pour gérer sa finance personnelle

 

Père riche, père pauvre, écrit par Robert Kiyosaki, relate les étapes de son éducation financière, puis énumère ses conseils financiers (dont certains peuvent d’ailleurs s’appliquer à d’autres domaines que le business) pour sortir de ce qu’il appelle la « rat race » (métro, boulot, dodo).

Robert est originaire d’Hawaï, où il a grandi auprès de son père pauvre, et de son père riche.

L’homme qu’il appelle « père pauvre » dans ce livre n’est autre que son vrai père. Un homme très instruit, professeur, travaillant donc pour le gouvernement.

L’autre homme dont il est question, son « père riche », le père de son meilleur ami, n’a pas fait de grandes études. Au lieu de cela, il est rentré très tôt dans la vie active. C’est un entrepreneur qui compte parmi les personnes les plus riches d’Hawaï.

Robert est donc confronté, très jeune, à deux visions drastiquement opposées sur le monde, et sur le rapport à l’argent.

Bien que son père riche et son père pauvre soient d’accord sur le fait que l’éducation est un facteur essentiel, et intrinsèquement lié à la réussite, leurs croyances, leurs visions, sont en contradiction totale.

D’une part, pour son père pauvre, il est indispensable de faire de longues études et de s’instruire, afin de devenir un expert dans un domaine, et aspirer à trouver un emploi valorisant avec un très bon salaire à la clef.

D’autre part, pour son père riche, les études ne comptent pas. Ce qu’il faut avant tout, c’est s’instruire pour développer son intelligence financière.

Plus influencé par son père riche, que son père pauvre, Robert commence alors à suivre les enseignements de ce dernier. Son père riche lui explique alors que la différence fondamentale entre les pauvres, la classe moyenne et les riches, réside dans l’achat d’actifs, ou de passifs.

 

Conservez votre emploi de jour et mettez-vous à acheter des actifs. Souvenez-vous que les pauvres et la classe moyenne travaillent pour l’argent, les riches font en sorte que l’argent travaille pour eux.

 

Dans Père riche, père pauvre, Robert Kyosaki passe beaucoup de temps à nous expliquer la distinction entre ces termes : actifs et passifs. Selon lui, c’est là que réside la clef de la réussite.

Un actif, c’est un bien qui rapporte de l’argent, contrairement à un passif.

Pour lui, et d’après l’éducation que son père riche lui a inculqué, il est nécessaire de développer son intelligence financière, et de constamment se poser la question, à l’achat d’un bien ou d’un service : est-ce que ce que j’achète constitue un actif, ou un passif ?

Par exemple, acheter une deuxième TV est un passif, tandis qu’une action d’une entreprise est un actif. Acheter une voiture est un passif. Mais cela se transforme en actif si on est chauffeur de taxi…

 

Se payer en premier, et limiter ses achats

 

La principale différence que Robert Kyosaki souligne entre son père riche, et son père pauvre, est le nombre de crédits financiers, et de dettes à payer à la fin du mois.

Son père pauvre dit souvent qu’il donnera son surplus d’argent à des associations caritatives, le jour où il en aura suffisamment.

Or ce jour n’arrive jamais, puisqu’il dépense de plus en plus – à mesure que son salaire augmente avec le temps et au fil des promotions – pour obtenir un confort de vie de plus en plus important. Une nouvelle voiture, une maison plus grande… De plus, il croule sous les dettes puisqu’il emprunte pour obtenir une grande majorité de ces biens ou services passifs.

Son père pauvre a une vision radicalement différente. Il se paye systématiquement en premier. Cela dit, cela ne veut pas dire qu’il ne paye pas ses dettes (il en a également, mais dans une bien moindre mesure).

Pour lui, il est important de constamment se payer en premier. Et s’il n’a plus d’argent pour rembourser ses emprunts, ou payer ses impôts, alors il est d’autant plus motivé à sortir de sa zone de confort afin de réfléchir à des moyens d’augmenter ses revenus pour payer ses dus.

Pour son père riche, il n’y a aucun raison valable de vendre un actif dans le but de rembourser des dettes. Sa doctrine consiste, lorsqu’il achète des actifs, à ne jamais réutiliser cet argent pour quoi que ce soit d’autres. Seuls les revenus générés par ces actifs peuvent être utilisés comme il l’entend.

En d’autre terme, et pour mieux visualiser ce concept, il y a deux colonnes concernant les dépenses : la colonne des actifs et celle des passifs. Une fois que de l’argent entre dans la colonne des actifs, il ne peut plus en ressortir.

 

Pour devenir riche, il faut savoir prendre des risques

 

Un autre point important mentionné dans Père riche, père pauvre est la notion de prendre des risques. Selon Robert (et plus généralement, selon son père riche), une des différences fondamentales entre les riches et les pauvres est de comprendre et de relativiser l’aversion à la perte.

L’aversion à la perte est un concept également abordé dans The Personal MBA de Josh Kaufman, et est une caractéristique humaine qui nous concerne donc tous.

Nous sommes plus affectés par la perte que par le gain.

Ainsi, nous avons tendance à réagir de manière plus vive, nous sommes émotionnellement plus touchés, lorsque nous perdons de l’argent (bien que cela pourrait-être une perte qui rentre dans le cadre d’une stratégie à long terme), que lorsque nous en gagnons.

Un exemple très simple : si jamais votre banque se trompe, et effectue un virement sur votre compte de 500€, vous avez donc « gagné » 500€ sans rien faire, et vous aurez tendance à plutôt bien le prendre (pour la grande majorité).

Cela dit, si la banque s’aperçoit de son erreur et la corrige, en récupérant ses 500€, alors il y a de grandes chances que vous soyez considérablement impacté sur le plan émotionnel. Vous aurez l’impression qu’on vous a pris cet argent, et que ce n’est pas juste. Bien que vous ayez pleinement conscience qu’il ne vous ait jamais appartenu.

L’aversion à la perte explique en partie les grands crashs boursiers, les grandes crises financières. Lorsque le cours des actions ou de l’immobilier chute, les gens vendent pour limiter leur perte, entraînant un véritable effet boule de neige.

Une crise étant souvent suivie d’une rémission, les riches comprennent qu’ils font là les meilleures affaires. Ils achètent donc quand les prix sont au plus bas, pour revendre lorsque le marché redevient stable.

 

Les bonnes affaires ne sont pas réalisées lors de la vente, mais lors de l’achat.

 

Pour une très grande majorité de personnes, le risque n’est pas tolérable, particulièrement lorsqu’il est question d’argent. Cela constitue une autre grande différence entre les riches et la classe moyenne, pour Robert Kyosaki.

Quand la classe moyenne épargne son argent, dans des fonds de pension, avec un taux d’accroissement faible, mais peu risqué, les riches achètent des actions de start-up, ou d’entreprises sélectionnées avec soin.

 

La philosophie du riche et du pauvre se présente comme suit : le riche investit son argent et dépense ce qui reste. Le pauvre dépense son argent et investit ce qui reste.

 

Attention, les riches non plus n’aiment pas perdre de l’argent. Seulement, ils limitent le risque par la connaissance.

Là où la classe moyenne voit une menace, les riches voient une opportunité.

Pour reprendre l’exemple de la bourse, la classe moyenne refuse d’investir en achetant des actions, jugeant cela trop risqué. Les riches aussi trouvent cela risqué. Cependant, ils se renseignent, apprennent, commettent probablement des erreurs, mais en ressortent toujours plus instruis en terme de savoir et de connaissances pour ne pas retomber dans les même pièges. Ils accroissent ainsi leur intelligence financière.

 

Échouer fait partie intégrante du processus du succès. Vous ne pouvez pas réussir suffisamment sans échouer.

 

Plutôt que d’acheter des passifs pour augmenter leur confort, comme une deuxième TV (possédant un intérêt limité, qui peut-être perçu comme une perte d’argent), les riches achètent des actions, ou investissent dans l’immobilier.

 

 

Pour conclure, Père riche, père pauvre est un livre vraiment intéressant, qui permet de rentrer dans la tête de quelqu’un ayant réussi dans la vie, et d’essayer de comprendre son rapport à l’argent.

Depuis des décennies, l’éducation et notre culture nous apprennent inconsciemment à devenir des bons employés, très instruis, à l’instar du père de Robert Kyosaki. Et en soi, il n’y a pas de mal à ça, si c’est ce que chacun souhaite réellement devenir (se spécialiser dans un domaine particulier, devenir un expert, et travailler dans la même entreprise durant toute sa carrière, sur le même sujet).

Il faut simplement essayer de s’ouvrir un peu plus au monde, de s’instruire, afin d’être sûr de ne pas passer à côté d’opportunités.

L’argent n’est qu’un outil.

Aujourd’hui, la grande majorité des gens passe le plus clair de sa vie à travailler pour quelqu’un d’autre, afin d’obtenir un bon salaire et vivre confortablement tout en épargnant pour sa retraite.

Mais ne serait-il pas aussi envisageable de travailler pour soi ? Simplement en s’instruisant dans le but d’améliorer sa gestion financière personnelle ?

Dans tous les cas, qu’on souhaite devenir entrepreneur ou non, qu’on souhaite créer son entreprise ou être salarié et consacrer la plus grande partie de son temps sur un domaine précis, en devenant un expert; toutes les connaissances sur le rapport à l’argent et sa gestion sont bonnes à prendre, qui que nous soyons.

Sortir de sa zone de confort, et constamment apprendre des choses sur différents domaines, comme ici la gestion financière, est une notion importante souvent négligée non ? Qu’en pensez-vous ?

 

Il n’y a aucune erreur dans la vie, il n’y a que des opportunités d’apprentissage.

 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Est-ce que cela vous a intéressé ? Est-ce que vous avez appris quelque chose ? N’hésitez pas à me partager votre opinion sur le sujet via les commentaires ci-dessous.

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Victor Gallet

Victor Gallet

Étudiant programmeur jeu vidéo. J'aime par dessus tout apprendre, et je suis un éternel curieux de tout. Mon principal but dans la vie est d’être une meilleure personne, et de partager mes (faibles) connaissances avec les autres.

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