Il y a quelques semaines, j’ai découvert que plus de 800 universités à travers le monde, partageaient gratuitement plus de 10.000 (dix milles !!!) cours en ligne sur la plateforme coursera.org.

Plusieurs centaines de domaines sont concernés par ces cours, que ce soit la médecine, la biologie, la programmation, les neurosciences, l’écriture, le marketing, et même (chose qui m’intéressait tout particulièrement), le jeu vidéo; avec des cours sur le game design, et sur la programmation. Il y en a vraiment pour tous les goûts, c’est une véritable mine d’or !

 

Petit aparté :
Très sincèrement, je ne sais pas si on se rend compte de la chance qu’on a aujourd’hui de disposer de ce genre de plateforme… Autant de sujets intéressant à voir/apprendre, traités par des professeurs expérimentés d’un peu partout dans le monde, et ce gratuitement, c’est assez fou ! Et comme la plupart sont de vrais cours dispensés dans le cadre de diplômes universitaires, on peut même payer une certification (oscillant entre 40 et 90 euros par cours) afin d’obtenir un diplôme, si on suit tous les cours nécessaires à l’obtention ce dernier en validant les connaissances à l’aide de questionnaires. De plus, il existe même des aides financières pour ceux qui n’auraient pas les moyens de payer les certifications !
Bref, je m’égare un peu, mais sérieusement, je vous invite à aller jeter un coup d’œil, au moins par curiosité !

 

Dans tous les cas, comme personnellement j’adore apprendre de nouvelles choses, j’ai rapidement dressé une liste de cours en vidéo à suivre. Dans un élan de motivation (des fois, ça arrive comme ça, sans vraiment savoir pourquoi haha), je me suis même lancé le défi de terminer un cours par mois ! Ces derniers sont la plupart du temps prévus pour être terminés en 3 semaines, avec un investissement d’une ou deux heures hebdomadaire. Cela me semblait donc être un défi tout à fait atteignable !

Et bien que j’éprouvais une énorme envie de commencer tout de suite par des cours tels que « Video Game Design: Teamwork & Collaboration » par exemple, en cherchant sur la plateforme, je suis tombé complètement par hasard, sur « Learn How to Learn : Powerful mental tools to help you master tough subjects » (créé conjointement par l’université de McMaster, à Hamilton dans l’Ontario, au Canada, et celle de San Diego, en Californie).

J’ai donc décidé de m’intéresser à ce dernier en priorité. Tout simplement car cela faisait plus de sens pour moi – avant de commencer à suivre d’autres cours, et donc d’apprendre de nouvelles choses – d’approfondir mes connaissances dans le fait même « d’apprendre », dans le but de maximiser la quantité d’informations que je serai capable de retenir pour les prochains cours.

De plus, la plateforme coursera.org est assez bien faite. J’avais la quasi certitude que ce cours allait être suffisamment pertinent et intéressant à suivre, sans même l’avoir commencé, grâce à sa note globale. Et surtout, grâce aux avis des quelques 11.000 (à l’heure où j’écris cet article) personnes ayant suivis ces vidéos. C’est bête, mais ça me permettait d’être sûr de me lancer dans quelque chose de pertinent, et de ne pas « perdre mon temps » à suivre un cours peu intéressant, ou requérant certaines notions précises que je n’ai pas.

La page d’accueil du cours présente une note globale de 4,8/5 correspondant à la moyenne des notes individuelles de plus de 38.000 personnes !

Un point important à noter, comme vous l’aurez peut-être constaté grâce à l’image ci-dessus, est que les vidéos de ce cours sont en anglais. Par contre, il y a des sous-titres incluant un très grand panel d’autres langues (dont le français). Il est donc vraiment accessible à une très grande majorité de personnes !

 

Globalement, quel est le contenu de ce cours ?

 

Comme je l’ai écrit précédemment, le but de ce cours est de permettre d’obtenir des outils dans le but de maximiser sa capacité à retenir des choses. Pour résumer : à apprendre plus efficacement.

Barbara Oackley (Professor of Engineering, Industrial & Systems Engineering, à l’Université d’Oackland), et Terrence Sejnowski (Francis Crick Professor at the Salk Institute for Biological Studies, à San Diego, en Californie) – les deux enseignants de ce cours – traitent autant de points précis concernant la mémoire et la concentration, en abordant par exemple les neurones, le rôle crucial des différentes parties du cerveau comme l’hippocampe… que de sujets plus abstraits, tels que les deux « modes » de fonctionnement du cerveau : diffuse, et focus.

Bien que parfois, je vous l’accorde, la forme (je parle ici du montage vidéo en général, puisque certains effets visuels sont un peu « chiches », et l’incrustation du fond vert est également un poil trop « amateur ») ne soit pas idéale, les techniques enseignées sont elles, vraiment importantes et intéressantes.

Non seulement Barbara et Terrence expliquent pourquoi et comment l’utilisation de métaphores, ou du memory palace par exemple, permettent de mieux retenir sur le long terme, mais ils utilisent les techniques enseignées également comme moyen pour inculquer leurs propos. Comme pour prouver concrètement que cela fonctionne.

Concernant la structure du cours, il est divisé en quatre grandes parties : 

  • What is Learning ? 
  • Chunking
  • Procrastination and Memory
  • Renaissance learning and unlocking your potential

La première partie est consacrée à définir ce que veut dire, concrètement le fait d’apprendre. Quels sont les parties de notre cerveau qui rentrent en jeu, et comment est-ce que ce processus se met en place, concrètement (comment est-ce que de nouvelles connexions se font entre nos neurones).

C’est dans cette partie, notamment, que Barbara et Terrence expliquent comment vaincre la procrastination (avec la technique du pomodoro par exemple), en se focalisant sur le « process » plutôt que le « product ». C’est à dire dans le cadre d’un pomodoro, se fixer comme objectif de travailler 25 minutes, sans penser à un résultat concret obtenu à la fin de cette durée, plutôt que de se donner comme impératif de terminer une tâche précise (donc favoriser l’action de travailler plutôt que le résultat final).

Dans cette première partie, ils partagent aussi les conclusions de certaines études scientifiques mettant en avant l’importance de la pratique d’une activité physique, et du sommeil, dans le processus d’apprentissage. 

La deuxième partie de ce cours est consacrée entièrement à la notion de chunk. Grosso-modo, il faut comprendre que lorsqu’on apprend quelque chose, des connexions neuronales se font dans notre cerveau. Ce que l’on peut représenter par une image : des chunks. C’est à dire des blocs. 

Ces blocs sont donc constitués de plusieurs idées, plusieurs concepts, liés entre eux. Avec de la pratique, on peut renforcer ces chunks (encore une fois, il s’agit d’une image), et les utiliser par la suite pour en constituer d’autres.

Par exemple, si j’apprends aujourd’hui les fondamentaux de la création d’une entreprise, on peut représenter les nouvelles connexions neuronales qui vont s’effectuer dans mon hippocampe comme des blocs. Si je ne réutilise pas ces connaissances, alors ces connexions neuronales vont se briser : le chunk (ou bloc) créé est détruit petit à petit. Je ne serai donc pas capable de transformer cette mémoire à court terme, en mémoire à long terme. Cependant, si j’utilise régulièrement ces connaissances (par exemple, en montant véritablement une entreprise), alors au contraire, ces connexions neuronales vont se renforcer. Et peut-être que, plus tard, je serai amené à en créer de nouvelles (donc créer de nouveaux chunks) en utilisant mes connaissances déjà acquises précédemment.

Dans la troisième partie de ce cours, est abordée la notion de procrastination, qu’on connait déjà tous très bien. Cette partie partage également des méthodes permettant d’améliorer sa mémoire à long terme. Barbara Oackley et Terrence Sejnowski proposent des astuces, permettant de hacker notre cerveau pour passer à l’action, et améliorer l’acte même d’apprentissage. Pour faire simple, comprendre comment travailler plus intelligement pour maximiser le résultat.

Parmi ces techniques, on retrouve celle du memory palace par exemple, consistant à créer une image mentale d’un lieu (notre maison par exemple), tel qu’il existe actuellement, et d’y intégrer ce que l’on souhaite retenir. Par exemple, si je souhaite retenir qu’à la fin du mois, je dois emmener ma voiture chez le garagiste (je vous l’accorde, cet exemple n’est pas le meilleur possible…), alors il suffit d’imaginer ma voiture en plein milieu de mon appartement, dans une pièce précise. Le soir, en moins de deux minutes, je peux être capable de me remémorer cette image, et, en voyant la voiture mentalement dans mon appartement, alors je penserai automatiquement à ce rendez-vous chez le garagiste.

Encore une fois, cet exemple n’est pas forcément très pertinent, mais je pense que vous avez compris l’idée. Pour parvenir à retenir un grand nombre d’éléments divers, il faudra un peu de temps pour maîtriser parfaitement cette technique, mais dans tous les cas, elle semble fonctionner ! Pourquoi me direz-vous ? Car il semble que nous ayons des prédispositions (dues à l’évolution humaine), nous permettant de mémoriser facilement un lieu, une place. Il se pourrait, d’après les faibles recherches que j’ai effectué, que cela nous ait permis, par exemple, très loin dans le passé, à l’époque où nous étions encore des chasseurs-cueilleurs, de se souvenir rapidement d’un endroit comportant de la nourriture, pour y revenir plus tard. Cela serait donc un « don » qui aurait amélioré nos chances de survie à l’époque.

Pour finir, la partie quatre de ce cours résume un peu tout ce qui a été traité auparavant, et met vraiment en avant que le meilleur moyen d’apprendre, et de retenir le plus d’informations possible, c’est tout simplement d’apprendre constamment. La mémoire est un muscle, et comme tout muscle, plus on l’utilise, plus il se développe. Bien entendu, un quiz final est aussi mit en avant dans cette dernière section, pour tout simplement vérifier les acquis, ce qu’on a apprit durant ce cours. C’est également via ce quiz qu’on obtient un résultat nous permettant de valider le cours, si l’on décide de payer la certification.

 

Conclusion

 

Learn How to Learn est un cours vraiment intéressant, que je ne peux que vous conseiller de suivre. 

Bien que la forme des vidéos pourra  retenir l’envie de certains d’entre vous de suivre entièrement ce cours, il n’empêche que les propos formulés, les explications évoquées, et les techniques partagées, sont tous aussi pertinents les uns que les autres.

Je vous l’accorde, cela ne révolutionnera probablement pas votre vie (encore que…), mais avoir en tête ces notions, et en être pleinement conscience lorsque vous êtes sur le point d’apprendre quelque chose d’important ne peut que vous aider à améliorer de façon significative votre apprentissage, quelque soit le domaine étudié. Vous serez peut-être capable d’assimiler plus de contenu que vous ne le pensez, et surtout, de mettre en relation – sans doute – plus facilement certaines notions déjà acquises, avec vos nouvelles connaissances. Qui sait, cela pourrait vous amener à devenir plus créatif, et à inventer des produits révolutionnaires ! 🙂

Bref, si vous avez quelques heures de disponible chaque semaine, suivre ce cours est un excellent moyen de vaincre la procrastination. Cela vous donnera des outils utilisables dans n’importe quel domaine de votre vie.


On commence à vieillir quand on finit d’apprendre.

Proverbe japonais
Victor Gallet

Victor Gallet

Étudiant programmeur jeu vidéo. J'aime par dessus tout apprendre, et je suis un éternel curieux de tout. Mon principal but dans la vie est d’être une meilleure personne, et de partager mes (faibles) connaissances avec les autres.

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