Durant ces deux dernières semaines, c’est The Personal MBA qui a fait office de « livre de chevet » pour moi.

J’en avais entendu parlé un peu partout sur le web, depuis maintenant plusieurs mois.

Pour beaucoup, il constitue en quelque sorte la « bible » des livres de business, puisqu’il regroupe les grandes idées de plusieurs dizaines (voire centaines) d’autres livres.

Josh Kaufman, l’auteur du livre, l’a d’ailleurs écrit dans ce but : partager au monde un résumé simple et accessible des piliers à connaître pour comprendre le monde de l’entreprise.

The Personal MBA se découpe donc en partie extrêmement claires et précises, sur des sujets qui le sont tout autant. Toutes ces parties sont indépendantes, et je dois avouer que c’est extrêmement bien pensé, puisqu’on peut revenir très rapidement et très facilement sur des sujets bien spécifiques quant au fonctionnement d’une entreprise, dont voici les grandes sections :

  1. La création de valeur
  2. Le marketing
  3. La vente
  4. Délivrer la valeur
  5. La finance
  6. L’esprit humain
  7. Travailler avec soi-même
  8. Travailler avec les autres
  9. Comprendre les systèmes
  10. Analyser les systèmes
  11. Améliorer les systèmes

 

Les intentions initiales de l’auteur

 

Le constat de Josh Kaufman est simple : aujourd’hui (aux Etats-Unis tout du moins), plusieurs milliers d’étudiants, dépensent chaque année des sommes mirobolantes (on parle ici de montants pouvant aller jusqu’à 150.000$) afin d’obtenir leur MBA (dixit le diplôme de fin d’étude de la « meilleure formation financière et économique au monde »).

Or selon l’auteur (et bien que nous n’ayons pas des cas aussi extrêmes en France, je partage tout de même son point de vue), les bases indispensables pour créer un business – ou tout du moins, pour mieux comprendre le fonctionnement de l’entreprise dans son terme général – peuvent être apprises autrement (par la lecture par exemple), et en dépensant bien moins d’argent.

Alors pourquoi dépenser autant d’argent, et perdre plusieurs années de sa vie pour acquérir un MBA ?

 

Josh Kaufman en est convaincu : l’expérience de terrain combinée à la connaissance de ces principes piliers sont extrêmement plus efficaces que l’enseignement « passif » inculqué par les grandes écoles.

Pour résumer, la meilleure formation consiste à ne pas s’endetter de plusieurs milliers d’euros de frais de scolarité, et de commencer à rentrer dans la vie active rapidement tout en appliquant au mieux les principes fondamentaux du business. Que ce soit pour monter une entreprise ou comprendre son fonctionnement, afin d’évoluer plus rapidement professionnellement.

Et je dois dire que je partage tout à fait son point de vue. Selon moi, on ne peut pas vraiment apprendre et mémoriser quoi que ce soit si on est pas dans un état actif, dans l’action.

Personnellement, par exemple, j’oublie souvent des passages de certains films, avec les années, car je ne fais que les regarder. Je suis donc « passif ».

Souvent, les scènes dont je me souviens le plus sont celles qui ont fait l’objet d’une discussion avec mon entourage, ou d’autres personnes ayant également regardées ce film. Je m’en souviens bien plus facilement, car j’ai transformé cet état d’esprit « passif » (simple fait de regarder le film), en « actif » (discuter de ce dernier avec les autres).

Pour en revenir au point de vue de l’auteur, le fait de favoriser l’expérience de terrain est un sujet qui me touche tout particulièrement, donc je ne peux qu’être d’accord avec ses propos.

Je suis actuellement un cursus d’ingénieur développeur en alternance depuis maintenant plus de deux ans, et avant cela, j’ai travaillé en tant que technicien réseau/système durant un an.

Je dois bien avouer que le constat lorsque je discute, ou travaille avec d’autres personnes de mon âge poursuivant des études similaires dans des cursus plus « classiques » (à l’université, en master, par exemple) est sans équivoque. Globalement, j’ai un savoir extrêmement supérieur à ces derniers concernant le fonctionnement d’une entreprise, le rapport à l’argent et sa gestion (personnelle ou non), ou encore le management…

 

Mais revenons-en au sujet principal de cet article. Pour faire simple et selon les mots de l’auteur, The Personal MBA est :

Un cours de business intensif en autodidacte.

 

Ça sonne bien non ?

En commençant ce livre, je me lançais donc dans ce que je pensais être une sorte de melting-pot regroupant des concepts et des explications uniquement sur le fonctionnement d’une entreprise, et comment assurer un business prospère du point de vue économique, de la productivité, et du management. Or j’ai été véritablement agréablement surpris, car ces sujets, bien que présents, ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg.

Une entreprise, c’est aussi et avant tout de l' »humain ».

Josh Kaufman partage énormément de concepts de développement personnel, que ce soit pour travailler avec les autres, comme avec soi-même ! Autant d’aspects indispensables à tout business, trop souvent oubliés.

En effet, quiconque se lance dans la création d’une entreprise, possède une envie initiale purement personnelle. Une vision précise d’un produit, d’un service, qu’il est nécessaire ensuite de partager avec d’autres, pour l’apporter au monde (sur le marché).

Se fixer un objectif vague est comme entrer dans un restaurant et dire : « J’ai faim. Je veux quelque chose à manger. »
La faim continue de vous tenailler jusqu’à ce que vous commandiez quelque chose de précis.

– Steve Pavlina

 

Le but premier de toute entreprise est d’apporter de la valeur (le premier concept du livre, sans doute un des plus importants). Et cette valeur part effectivement constamment d’une idée, d’une vision purement personnelle visant à améliorer la vie des autres. C’est la base de toute entreprise.

 

Un livre clair, extrêmement bien structuré et bourré d’exemples et de templates

 

Chaque chapitre du Personal MBA, apporte son lot de concepts (comme par exemple le biais d’intervention dans l’amélioration des systèmes ou l’acrasie dans travailler avec soi-même…).

Une des grande force de ce livre d’ailleurs, c’est que la grande majorité de ces concepts sont présentés de manières très claires, et constamment secondés d’exemples et de citations. On a donc aucun mal à parfaitement comprendre les propos de l’auteur, et ce très rapidement.

Lorsque Josh Kaufman traite de l’acrasie, par exemple, il cite Jerry Seinfeld (un des plus célèbres comiques des USA) :

« Je ne dors jamais assez. Je me couche très tard parce que je suis du soir. Les Personnes du soir veulent se coucher tard. Comment se lever après cinq heures de sommeil ? C’est le problème des personnes du matin. Ce n’est pas mon problème puisque je suis une personne du soir. Je me couche aussi tard que je veux. Vous, vous vous levez le matin complètement groggy, épuisé…
La personne du soir baise toujours le type du matin. La personne du matin n’arrive à rien. La seule chose qu’elle peut faire, c’est se réveiller systématiquement trop tard pour que la personne de la journée perde son job et que la personne du soir n’ait plus d’argent pour sortir. »

Pour expliquer ensuite :

« Cela vous dit quelque chose, n’est-ce pas ? Nous savons ou sentons que nous devons faire quelque chose, mais ne faisons rien. Cela s’appelle de l’Acrasie.

 

Il y a aussi des exemples simples, formant des « templates », des patrons à appliquer immédiatement, en suivant à la lettre les instructions.

Par exemple, lorsqu’il évoque les limites cognitives, Josh Kaufman partage deux règles très simples pour toujours agir correctement (d’un point de vue moral et social) face à n’importe quelle situation.

La « règle du journal » et la « règle des petits-enfants » sont des moyens efficaces de personnaliser les résultats de vos décisions. La « règle du journal » est une simulation : supposez que votre décision soit publiée en première page du New York Times de demain et que vos parents et/ou d’autres personnes dont l’avis compte pour vous le lisent. Qu’en penseraient-ils ? Imaginer les conséquences personnelles de vos décisions de cette manière permet de mieux apprécier l’impact de vos décisions à court terme.

La « règle des petits-enfants » permet de mesurer les conséquences de vos décisions à long terme. Imaginez que dans trente ou quarante ans vos petits-enfants vous donnent leur opinion sur les résultats de votre décision. Vont-ils vous louer pour votre sagesse ou vous blâmer pour votre stupidité ?

 

Au final, The Personal MBA est donc un livre vraiment intéressant que je vous recommande vivement de lire.

L’avantage, c’est qu’on est absolument pas obligé de le lire d’une traite, puisqu’il n’a pas été pensé dans ce but. Il se prête donc tout à fait à la lecture et à l’application de concepts spécifiques qui nous intéressent plus particulièrement, sans obligatoirement prêter attention aux autres.

Cela dit, je pense que toutes les notions abordées dans ce livre sont vraiment importantes, et il serait dommage de ne pas toutes les considérer comme cruciales pour bâtir des bases solides dans la compréhension du fonctionnement de l’entreprise.

 

 

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article. Est-ce que cela vous a intéressé ? Est-ce que vous avez appris quelque chose ? N’hésitez pas à me partager votre opinion sur le sujet via les commentaires ci-dessous.

Et si vous aimez ce contenu, vous pouvez vous abonnez à ma newsletter (si le coeur vous en dit), afin de rester informé des dernières nouveautés du blog, et également pour recevoir (pas plus d’une fois par semaine), d’autres contenus que je juge intéressant sur tout ce qui touche la programmation ou le développement personnel.

Inscription à la newsletter :

[newsletter]

 

Victor Gallet

Victor Gallet

Étudiant programmeur jeu vidéo. J'aime par dessus tout apprendre, et je suis un éternel curieux de tout. Mon principal but dans la vie est d’être une meilleure personne, et de partager mes (faibles) connaissances avec les autres.

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.