Cela faisait vraiment longtemps que je n’avais pas suivi (intégralement) de cours en ligne…
Le dernier remonte à plus d’un an, il s’agissait de Learn how to learn, et à l’époque, ça avait vraiment été une très bonne expérience pour moi.

A la suite de ce cours, j’avais même fait une liste des autres cours disponibles gratuitement sur la plateforme coursera.org qui m’intéressaient, avec l’idée d’en suivre au moins une poignée dans l’année.

Mais voilà… procrastination, quand tu nous tiens…

Bref, en ce début d’année j’ai enfin repris le dernier cours que j’avais laissé en suspens, en repartant de zéro : The Science of Success: What researchers know that you should know, de Paula Caproni, professeur et membre du Management and Organizations Department à l’université du Michigan.

Dans cet article, je vais donc m’attacher à vous résumer le contenu de ce cours, et ce que j’en ai pensé.
Si cela vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de le suivre par vous-même, tout est gratuit (sauf si vous souhaitez payer une certification). Il est disponible uniquement en anglais, mais des sous-titres sont disponibles dans un grand nombre de langues.

Quelle est l’idée principale, le thème principal du cours en quelques mots ?

Dans The Science of Success: What researchers know that you should know, Paula Caproni ne donne pas de recette miracle. On part d’un constat purement scientifique et rationnel ici. Désolé de vous décevoir donc, aucune formule garantissant le succès n’est partagée. Mais par contre, il est listé en détails, études scientifiques à l’appui ce qui ne fait pas le succès, et ce qu’on peut mettre en place pour atteindre nos objectifs personnels.

La définition du succès est propre à chacun de nous. Nous n’avons pas les même objectifs de vie, nous n’avons pas les même envies, les même valeurs… Nous sommes tous différents. Et la première leçon à en tirer, c’est qu’il ne faut pas essayer de se comparer à quelqu’un d’autre, qui a réussi selon nos critères.

Dans ce cours, on apprend donc plutôt, avec des recherches scientifiques pour appuyer chaque propos, les facteurs pouvant potentiellement, ou non, induire le succès, tout en prenant suffisamment de recul.
Et voici ce que l’on sait :

  • Le QI n’est pas un facteur suffisant pour définir le succès d’une personne

  • Le talent inné n’existe pas, chaque compétence demande de la pratique pour que cela devienne un domaine d’expertise

  • Le grow mindset : l’état d’esprit orienté sur la croissance et l’apprentissage au travers du questionnement, du doute, du scepticisme et de la curiosité est un vrai accélérateur de réussite

  • De même que l’importance d’avoir un domaine d’expertise, qui vous importe personnellement ET qui importe aussi aux autres
  • Ainsi que l’importance d’être consciencieux, d’être courageux, et de construire des relations fortes avec les autres, ainsi qu’un capital social.

Pourquoi ce qui est enseigné est aussi important que ça pour que je vous le partage, et pourquoi vous devriez prêter votre attention à cet article pour en savoir plus ?

On ne va pas se mentir, je pense qu’on sait tous, par exemple, que le QI n’est pas un facteur assez important pour définir à lui seul si une personne aura du succès dans sa vie ou non. Nous ne sommes pas crédules (du moins je pense), et il y a assez d’exemples là-dehors, de personnes extrêmement intelligentes, qui ne semblent pas (du moins selon nos critères, et à première vue) avoir réussi.

Alors finalement, quelle est la chose la plus importante à retenir de ce cours, hormis toutes ces études et conclusions n’ayant que la vocation minime de booster notre culture générale ?

Je pense qu’en premier point, nous tous, très souvent, négligeons ce que Paula Caproni appelle notre capital social.
Il ne s’agit pas de nos relations proches ici, non. Mais de nos relations professionnelles, ou juste amicales liées à notre domaine d’expertise (sans pour autant vraiment se connaître) que nous possédons.

Grosso-modo, on peut presque délimiter ça aux personnes qui savent que nous existons, qui connaissent notre travail et qui l’estiment, mais qui ne nous connaissaient pas plus que ça personnellement. Pour Paula Caproni, il s’agit de faire du brand marketing pour la plus spéciale des marques : nous-même.

Un autre point important que j’aimerais partager, transmis dans ce cours, est la nécessité d’être en phase avec nos valeurs, dans une optique de grandir, et surtout d’être pleinement satisfait et épanoui.

C’est pourquoi, pour moi, ces questions ci-dessous méritent d’être posées de temps en temps, afin de faire un bilan sur soi-même. C’est d’ailleurs impressionnant comme le fait de se poser de simples questions parfois peut nous transformer…

  • Qu’est-ce que je fais dans la vie dont je suis le plus fier ?

  • Qu’est-ce que je fais qui apporte une valeur ajoutée remarquable, distinguable et distinctive ?

  • Qu’est-ce que mes collègues et/ou clients considèrent comme étant ma plus grande et perceptible force ?

  • Qu’est-ce que j’ai fait récemment (cette semaine) qui a apporté de la valeur à mon entreprise / mon organisation / la société ?

  • Est-ce que mes collègues / clients / amis me voient comme étant une personne indispensable qui aide les autres à trouver le succès ?

  • Est-ce que mes compétences sont difficilement copiables ?

  • Est-ce que mon travail est clairement aligné avec les objectifs de mon entreprise / organisation, ses stratégies et ses priorités ?

  • Est-ce que je fais ce qu’il faut pour être sûr que mes compétences, mes capacités sont encore pertinentes ?

Je trouve personnellement que ces questions sont très puissantes car elles permettent de se fixer des objectifs clairs et précis pour pouvoir y répondre, et nous poussent à agir dans ce sens.

Mais le gros point clé d’après moi, se trouve dans le tout dernier chapitre du cours. Correspondant à la sixième semaine, où l’on va pour le coup vraiment appliquer une méthode pas à pas que nous partage Paula Caproni.

Quels sont les bénéfices à en tirer ?

Après nous avoir expliqué théoriquement ce qu’est le succès, et comment maximiser ses chances d’y arriver, on commence donc à passer à la pratique (le sixième chapitre du cours) !

Paula Caproni nous propose un plan détaillé en 6 étapes, pour déterminer ce que l’on souhaite faire, qui nous souhaitons devenir, et nous motiver tout simplement à nous définir, par nos propres termes, comme une personne ayant du succès.

Ce plan d’action est façonné autours de trois piliers principaux :

  • Le cœur : quelles sont nos valeurs, et qu’est-ce qui est le plus significatif, qu’est-ce qui a le plus de sens, pour nous, dans notre vie ?

  • La tête : considérer les priorités, les faisabilités et les compromis en se demandant ce que les autres attendent de nous

  • Les mains : Quelles actions spécifiques va-t-on prendre pour implémenter ce plan ?

Les trois piliers du plan d’action

On commence donc avec la première étape : le cœur du plan d’action
Le but est d’identifier au moins trois aspects de notre vie que l’on considère comme étant primordiaux.
Par exemple : notre travail, notre carrière, ou encore notre bien-être.


La première étape du plan d’action : distinguer trois aspects de notre vie sur lesquels se concentrer



La deuxième étape consiste, pour chaque points important de notre vie que l’on a identifié dans l’étape précédente, écrire sur papier au moins trois objectifs que nous voulons accomplir.
Par exemple :
– Travail : être reconnu comme un expert dans son domaine
– Bien-être : voyager, faire du bénévolat…
– Carrière : être indépendant financièrement, s’éclater dans son travail…

La deuxième étape du plan d’action : établir une liste d’objectifs



Il y a une phrase que je trouve particulièrement importante, et qui a été mentionné lors de l’explication de cette deuxième étape :

Au lieu d’avoir besoin d’une vie équilibrée, nous devrions vouloir une vie qui a du sens pour nous. Une vie dont nous sommes reconnaissant d’avoir, aussi déséquilibrée qu’elle soit.


Dans la troisième étape du plan d’action, que Paula Caproni nomme la tête du plan d’action, nous devons prendre l’entière responsabilité de nos choix.
Cela signifie que nous devons décider, parmi tous les objectifs définis lors de l’étape précédente, nous ne devons en retenir qu’un seul. Un seul et unique objectif que nous voulons accomplir et sur lequel nous allons travailler dès maintenant.

Paula nous recommence aussi d’écrire pourquoi nous avons choisi cet objectif en particulier, et surtout, pourquoi est-ce que nous décidons d’investir du temps et de l’énergie pour cet objectif précis. Qu’est-ce qu’il va nous faire gagner, quels seront les bénéfices une fois accompli.
Elle nous rappelle aussi, que bien que nous avons décidé de choisir un et un seul objectif sur lequel se focaliser, les efforts engagés peuvent également bénéficier à d’autres parties de notre vie. Par exemple le fait d’être reconnu en tant qu’expert, professionnellement, peut amener à rencontrer des nouvelles personnes, et améliorer notre sphère sociale…

L’étape trois du plan d’action : sélectionner un seul et unique objectif



L’étape quatre, les mains du plan d’action, consiste maintenant à créer les actions concrètes personnalisées, en documentant au moins trois étapes spécifiques que nous allons effectuer pour accomplir l’objectif identifié. Toutes ces étapes peuvent plus facilement être définies en se posant quelques questions.

Par exemple :
– Qu’est-ce que je vais faire ?
– Quand est-ce que je vais le faire ?
– A qui je vais parler de mon objectif, et de ma progression ?
– Comment je vais mesurer mon succès ? (un point vraiment important)

La quatrième étape du plan d’action : établir une liste d’actions concrètes pour réaliser son objectif



La cinquième étape du plan d’action consiste à prioriser notre temps, en identifiant au moins une chose que nous allons arrêter de faire (ou alors passer moins de temps dessus), afin de passer plus de temps sur les actions listées dans l’étape précédente.
Exemple : arrêter de regarder facebook…

Paule Caproni parle dans cette étape de la règle de Coco Chanel, la créatrice de mode :
Enlever un accessoire, dès qu’un nouveau est ajouté.

La cinquième étape du plan d’action : prioriser notre temps



Et on en vient à la toute dernière étape, l’étape six, qui est peut-être la plus oubliée, mais essentielle pour définir notre succès : réfléchir et faire un retour d’expérience des leçons apprises.
Pour cela, il faut commencer par identifier au moins deux des leçons les plus importantes que nous avons appris, juste par le fait de créer ce plan d’action.

Car notre cerveau oublie les détails de n’importe quel sujet que nous apprenons, mais il est bien plus à même de retenir les informations qui sont les plus pertinentes pour nous, que nous jugeons importantes, surtout si nous les écrivons sur papier.

Enfin, il est primordial également de prendre en considération l’importance des petites victoires.
Comme dit le proverbe : momentum creates momentum, le mouvement créé du mouvement.

Il est important de prendre le temps de regarder nos accomplissements, ce qui a déjà été fait. Cela peut-être par exemple des étapes définies lors de l’étape quatre de ce plan d’action.

Cela permet :
– de garder la motivation, en voyant que nous avançons vers notre objectif
– en ayant ces étapes plus petites, d’avoir un objectif plus réalisable, contrôlable, et prédictible (donc plus facile à atteindre)
– et ces étapes et petites victoires n’ont pas nécessairement besoin d’être corrélées, mais juste d’avoir une direction commune, pour que nous fassions des progrès

Pour conclure cet article, j’espère que je vous aurais donné envie de suivre ce cours un peu plus en détails, car je l’ai trouvé vraiment intéressant.
Et sinon, n’hésitez pas à réaliser vous aussi votre plan d’action personnel, pour que vous puissiez devenir la meilleure version de vous même !

Victor Gallet

Victor Gallet

Programmeur jeu vidéo. J'aime par dessus tout apprendre, et je suis un éternel curieux de tout. Mon principal but dans la vie est d’être une meilleure personne, et de partager mes (faibles) connaissances avec les autres.

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